Société | Qu'est ce qu'une SEM ?

Connaître les SEM
Les chiffres clés
La loi sur les SEM
Bibliographie

Sem : société d'économie mixte ; Seml : société d'économie mixte locale ; Saem : société anonyme d'économie mixte ; Saeml : société anonyme d'économie mixte locale ; Saiem : société anonyme immobilière d'économie mixte

Entreprises publiques locales

« Les Sem : au service des collectivités locales et des territoires »
La Sem se caractérise par sa nature d'entreprise commerciale, son capital public majoritaire et sa vocation à satisfaire l'intérêt général.
Son marché est un territoire.
Son métier : le développer.
Sa valeur ajoutée : un partenariat durable entre les acteurs publics et privés.


Les Sem sont des entreprises publiques locales

Entreprises.

Les Sem sont des sociétés anonymes. Ce statut aux règles de fonctionnement dynamiques leur confère souplesse et réactivité qu’elles mettent au profit des collectivités locales. Comme toutes les entreprises, les Sem recherchent la satisfaction du client, la performance de gestion, la création de résultats ainsi que la motivation de ses salariés et actionnaires.

Publiques.

Le capital des Sem est majoritairement détenu par une ou plusieurs collectivités territoriales dont les compétences délimitent leur champ d'intervention. Les Sem se voient ainsi confier la réalisation ou la gestion de multiples missions et services d’intérêt général (liste des domaines d'intervention). La satisfaction de plus grand nombre, et non la recherche du profit, guide leurs actions. A cette fibre citoyenne, s’ajoute la plus grande transparence : les Sem font parties des organismes les plus contrôlés en France.

Locales.
L’une des principales forces des Sem réside dans la connaissance du territoire dans lequel elles sont enracinées. Leurs réponses aux problématiques sont donc adaptées à ses enjeux et non standardisées. Les Sem créent de la valeur pour leurs territoires en privilégiant l’intérêt local à leur intérêt financier, en prenant en compte les exigences du développement durable, en favorisant les embauches de proximité et la formation locale de même qu’en y réinvestissant la plupart de leurs bénéfices. Elles sont ainsi les principaux artisans de la cohésion et de la compétitivité d’un territoire.



liste des domaines d’intervention

- Construction et gestion de logements
- Aménagement
- Développement économique
- Promotion et animation touristique
- Habitat
- Stationnement et déplacement
- Immobilier d'entreprises
- Gestion de remontées mécaniques
- Clubs et complexes sportifs
- Transports urbains et interurbains
- Réseaux câblés et télés locales
- Environnement
- Port de plaisance
- Palais des congrès
- Parcs d'exposition
- Musées et conservatoires
- Animations et centres culturels
- Marché d'intérêt national
- Energie
- Gestion des déchets
- Bases et parcs de loisirs
- Financement
- Hôtellerie
- Thermalisme
- Cinémas, théâtres et opéras
- Réseaux d'eau potable
- Abattoirs
- Chauffage urbain
- Etudes urbaines et économiques
- Compagnies aériennes
- Pompes funèbres
- Campings
- Communication
- Aéroports
- Restauration sociale
- Actions sociales de proximité
- Informatique télématique

Aussi longue que riche et intimement liée à celle de la décentralisation, l’histoire des Sem témoigne d’une implication majeure de ces entreprises en faveur de la France du XXe siècle.
Elle démontre également une capacité d’adaptation rare leur ayant permis tant de relever des grands défis nationaux que de répondre aux multiples besoins naissants des collectivités territoriales.
Les Sem ont traversé le XXe siècle en l’ayant façonné. Elles constituent, plus que jamais, des solutions modernes aux recettes éprouvées.


HISTOIRE DES SEM


HISTOIRE DE LA FEDERATION

1895
Apparition en Alsace Moselle de sociétés communales de droit allemand, les Stadtwerke

 

 

1926
Dans le contexte de la reconstruction de l’après-guerre et de la défaillance de concessionnaires privés, les décrets-lois Poincaré autorisent, pour la première fois, les communes à souscrire jusqu’à 40%, au capital de sociétés de construction de logements sociaux et d’exploitation de services publics (transports principalement)

 

 

1946
La loi sur l’Outre-Mer privilégie la Sem comme outil - conjoint à l’Etat et aux collectivités locales – de développement de la France non métropolitaine.

 

 

1955
L’Etat souhaite associer les collectivités locales à son ambitieux programme d’aménagement du territoire. Le décret Bloch Lainé étend les opportunités offertes par les décrets de 1926 aux départements, à l’aménagement et porte la participation maximale des collectivités locales à 65% du capital. Apparition, aux côtés des Sem de construction, dont le nombre s’est sensiblement accru dans le contexte de reconstruction de l’après guerre, des Sem d’aménagement (surtout urbaine) d’autoroutes et des compagnies d’aménagement régional. Le contrôle par l’Etat reste prédominant : sa présence est obligatoire dans les instances dirigeantes et tous les textes types régissant le fonctionnement des 350 Sem (statuts, conventions avec les collectivités locales) sont des documents types pris sous la forme de décrets en Conseil d’Etat

 

 

 

 

1956
Création à Paris, à l’initiative de l’Union nationale des coopératives de reconstruction et de quelques élus, de la Fédération nationale des sociétés de construction. Son but est de permettre à ces structures, spécialisées dans la reconstruction (« dommages de guerre ») et qui sont pour la plupart des Sem, d’intervenir dans l’ensemble du champ du logement.

 

 

1957
Assemblée Générale de Paris, la Fédération ouvre ses statuts aux Sem d’aménagement

 

 

1961
Premier congrès national des Sem

 

 

1964
Succédant à deux élus, le Préfet PAIRA devient le président dans le cadre d’un accord
entre les principaux réseaux d’appui aux Sem apparus depuis quelques années (CDC/Paribas /ICP).

 

 

1977
Congrès de Strasbourg, les élus locaux réclament une plus forte présence au sein des instances dirigeantes de la Fédération

 

 

1978
Assemblée générale de Paris, adoption des nouveaux statuts, sous le nom de Fédération
nationale des Sem. Les élus obtiennent désormais, à égalité entre les 4 principales familles politiques (PC, PS, UDF, RPR) les 2/3 des sièges au Conseil d’administration, et la présidence de la Fédération.

1979
La crise économique et le désengagement de l’Etat frappent durement les Sem, surtout en Ile de France. Un projet de réforme du Gouvernement réduirait considérablement la possibilité de recourir aux Sem, sauf dans le logement. Parallèlement les équipes municipales, considérablement renouvelées après les élections de 1977, perçoivent les 650 Sem en activité comme l’un des rares outils leur permettant de mettre en œuvre leurs programmes.

 

 

 

 

1980
Congrès d’Avignon, adoption de la Charte de l’économie mixte qui réclame une
modernisation et un assouplissement du statut des Sem

1983
Dans le cadre des lois de décentralisation, vote à l’unanimité de la loi sur les Sem qui les aligne pour l’essentiel sur le droit des sociétés anonymes. Leur domaine d’activité est étendu au champ de compétences des collectivités locales, la participation - désormais obligatoirement majoritaire - des collectivités locales au capital est portée au plafond de 80%.Le contrôle a priori, la tutelle et les documents types sont supprimés et remplacés par le contrôle à posteriori du Préfet et de la Chambre régionale des comptes ainsi que par l’ensemble des contrôles auxquels sont soumises les sociétés anonymes.
Essor des Sem de services.

 

 

1989
Le cap des 1000 Sem est passé, il attendra un plafond de 1400 en 1992

 

 

 

 

1990
1ère conférence des Sem d’Outre-Mer, à la Réunion, lancement d’une action dédiée aux Sem
ultra marines

 

 

1992
Création de la première association régionale des Sem en Haute-Normandie, qui sera
suivie, en 10 ans, par 22 autres Arsem

 

 

1995
Congrès de Lyon, adoption du Code de déontologie

1996
La Loi Sapin étend aux Sem de services le régime d’appel à la concurrence pour les délégations de service public

 

 

 

 

1998
1ère conférence européenne des entreprises publiques locales à Bruxelles

2002
A l’initiative de tous les groupes du Parlement et de la Fédération, une nouvelle loi sur les Sem clarifie leurs relations financières avec les collectivités locales, sécurise le statut de l’élu administrateur de Sem, et porte la participation maximale des collectivités locales à 85% du capital.

 

 

 

 

2003
Fédération des Sem est certifiée ISO 9001 version 2000

 

 

2004
Assemblée générale de Bordeaux, des sièges sont désormais attribués au Conseil
d’administration à des représentants des directeurs.

2005
La loi 2005-809 étend aux Sem d’aménagement les règles de la concurrence